04 octobre 2009

Cent mille milliards de poèmes - Raymond Queneau

Lorsque tout est fini lorsque l'on agonise
snob un peu sur les bords des bords fondamentaux
le Turc de ce temps-là pataugeait dans sa crise
in ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots

Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
on prépare la rote aux pensers sépulcraux
le gourmet en salade avale la cytise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots

L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
lorsque l'on boit du maté l'on devient argentin

Frère je comprends si parfois tu débloques
on mettait sans façon ses plus infectes loques
la gémellité vraie accuse son destin

Raymond Queneau
Cent mille milliards de poèmes

J'aime l'Oulipo.

Posté par Kams à 21:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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